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Et si les états de conscience élargis avaient leur place dans les galeries d'art ?

  • Photo du rédacteur: Sowa
    Sowa
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Depuis plusieurs années, j'utilise le tambour, le chant et les états de conscience élargis comme outils d'exploration intérieure.


Au départ, ce qui m'intéressait surtout, c'était leur dimension thérapeutique. Lorsque nous entrons dans un état de conscience différent de l'état ordinaire, notre attention se tourne davantage vers l'intérieur. Les sensations deviennent plus présentes, certaines images apparaissent spontanément, des souvenirs remontent parfois à la surface et notre esprit semble capable de faire des liens nouveaux.


J'ai souvent observé cela lors des voyages au tambour. De nombreuses personnes me racontent percevoir des images très nettes, ressentir les choses avec davantage d'intensité ou encore entendre des nuances sonores qu'elles n'avaient jamais remarquées auparavant.


À force d'explorer ces pratiques et de m'intéresser aux recherches sur la transe et les états modifiés de conscience, une question a commencé à émerger :


Et si ces états ne permettaient pas seulement de mieux se percevoir soi-même ?


Et s'ils permettaient aussi de percevoir le monde autrement ?




Car lorsque notre état de conscience change, notre rapport à notre environnement change également. Les couleurs peuvent sembler plus vivantes. Les formes deviennent parfois plus évocatrices. Notre imagination se met en mouvement. Des associations symboliques apparaissent spontanément. Une œuvre, un paysage ou une musique peuvent prendre un sens totalement différent de celui que nous leur donnons habituellement.


C'est en observant ce phénomène, chez moi comme chez les personnes que j'accompagne, qu'une idée un peu folle a commencé à germer.


Pourquoi ne pas associer l'expérience du voyage sonore à la découverte d'œuvres d'art ?


Pourquoi ne pas utiliser le tambour, le chant et les états de conscience élargis non seulement comme outils d'introspection, mais aussi comme outils de rencontre avec la création artistique ?


Je ne cherche pas à expliquer les œuvres ni à guider leur interprétation.

Au contraire.


L'idée est de permettre à chacun de rencontrer les œuvres avec sa propre sensibilité, son propre imaginaire, son propre monde intérieur.


Une même photographie, une même peinture ou une même sculpture peut alors susciter des émotions, des souvenirs ou des associations très différentes selon les personnes.

L'expérience devient profondément personnelle.


Peut-être plus sensorielle.


Peut-être plus intuitive.


Peut-être simplement plus vivante.


Cette semaine, cette intuition va prendre forme pour la première fois dans deux galeries d'art des Hauts-de-France à travers un projet que j'ai choisi d'appeler « TRANS-FORME ».


Je tiens à remercier chaleureusement Bordo Moncsi, pour son exposition Les Secrets de l'Eau à la Galerie de Malo, ainsi que Valérie et Margot de la galerie Art et Motion à Cassel, qui ont accepté d'ouvrir leurs espaces à cette expérimentation à la croisée de l'art, du son et des états de conscience.


Ces rencontres seront l'occasion de tester ensemble cette nouvelle manière d'entrer en relation avec les œuvres.


Une rencontre artistique, mais aussi une exploration de la perception.


Une invitation à regarder autrement.


À ressentir autrement.


À découvrir ce qui peut émerger lorsque l'on modifie légèrement son état de conscience avant de contempler une œuvre.


Si l'expérience est concluante, j'aimerais poursuivre cette recherche dans d'autres galeries et, pourquoi pas un jour, dans des musées.


Parce qu'au fond, une œuvre d'art n'est peut-être pas seulement quelque chose que l'on regarde.


C'est peut-être aussi quelque chose que l'on vit.

 
 
 

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